La Cité Grenelle
est une série photographique qui a pour vocation de se concentrer sur l’expérience de l’espace par ses utilisateurs. L’Homme est dans l’Architecture, l’Homme voit l’Architecture. Nous vivons cette expérience avec nos cinq sens dans un espace-temps à trois dimensions. L’homme apprend en voyant, et « ce qu’il apprend retentit à son tour sur ce qu’il voit » (Edward T. Hall), à chacun son monde visuel.
Nous sommes dans la vision de l’expérimentateur qui évolue dans un espace architectural à hauteur de notre vision d’homme. Notre évolution dans ces espaces est définie par les bâtiments construits et l’urbanisme : « Nous donnons des formes à nos constructions, et, à leurs tour, elles nous forment » (Winston Churchill). La trichromie permet de séparer l’Architecture et l’Homme, d’attirer l’attention sur les utilisateurs anonymes de cet espace, en transit, qui apparaissent en fantômes colorés. Elle permet aussi représenter trois moments différents du même espace donc trois utilisations différentes de celui-ci.
On s’approche aussi de l’Architecture et se questionne sur son potentiel abstrait, on exclu l’Homme, et on tente de déconstruire la masse architecturale pour construire une nouvelle composition visuelle, la réalité devient presque abstraite. Les penseurs de ce quartier nous offre des créations savantes d’ombre et de lumière à l’infinie. Libre à chacun d’y découvrir des compositions abstraites, voici une proposition.





